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Métissages ...... « Les Attitudes ».

 

Les différentes attitudes d'un chien d'arrêt, dans son travail permettent de définir son style inhérent à sa race.
Les expressions caractéristiques sont les suivantes :
L'allure, le port de tête, la quête, les prises d'émanation et leurs remontées, le coulé et l'arrêt. Ce sont des qualités de base naturelles.

« Le style de race, au même titre que les caractéristiques morphologiques, est un caractère ethnique indiscutable de l'ensemble racial, que les clubs et les éleveurs ont le devoir de maintenir » Robert MARTINEAU.

On imagine les dégâts qu'entraînent les métissages à ce sujet :
Un pointer, un setter, un braque, un épagneul n'ont pas les mêmes attitudes.
Il importe donc de mesurer l'importance que peut avoir l'infusion d'un sang étranger à la race pour le maintien de son identité.

Les allures de chasse : Le griffon est un galopeur, du type galop de chasse disait Jean CASTAING,
Techniquement, il est dit que le griffon a un galop semi-basculé. Il s'agit d'une sorte de tangage dans la course, avec une foulée souple et assez allongée, rien à voir avec le galop roulant de l'épagneul Breton...
On voit que cela ne correspond pas, non plus, avec le galop glissé du setter ou le galop arraché du pointer.

Le port de tête est très important. Chez nous il doit être « en marteau » ce qui se traduit par une légère inclinaison du nez vers le bas, mais la tête doit rester dans le prolongement de la ligne de dos. En réalité, dans la course, se produit une petite oscillation de la tête de haut en bas.
Donc rien à voir avec les ports de tête des pointers et des setters qui doivent être au-dessus de la ligne de dos...

La quête : normalement et naturellement elle est de type continental, c'est à dire plus restreinte que les quêtes des chiens britanniques et se situe entre cent et cent cinquante mètres.
Mais aussi, elle peut être très étendue, certains chasseurs apprécient les chiens qui s'étendent bien et prennent beaucoup de terrain, parce que le chien a plus de chance de rencontrer du gibier qu'avec une quête plus étroite..
De même dans les Field-trials, un chien qui prend « du terrain » a plus de probabilité de marquer de points.

L'étendue de la quête est une caractéristique qui s'apprend, ce n'est pas Jean-Christophe LAVIT, ni Dominique GUILLON qui vous diront le contraire.
On peut par l'entraînement régler des quêtes étendues, tout comme bien entendu on peut les casser ...
KORTHALS disait : « La limite de l'étendue de la quête est la distance à laquelle le chien reste dans la main du conducteur »
Dans les comptes rendus de l'époque, on peut lire « Kénau prend un point à l'horizon...! » Ce n'est pas à cent cinquante mètres... l'horizon..

On vient de voir qu'on peut améliorer une qualité naturelle par l'entraînement, ce qui veut dire qu'une quête étendue en concours ne devrait jamais être pénalisée.. ce qui n'est hélas pas le cas.
Les conducteurs qui ont des chiens de grande entreprise devraient s'inquiéter auprès du juge, avant le départ du concours sur leur façon d'estimer la quête, afin de pouvoir la régler au début du parcours.

La vitesse : Par contre, c'est tout à fait différent pour la vitesse, un griffon ne doit pas courir aussi vite que le pointer ou que les setters. Le galop de chasse signifie que la vitesse ne doit pas être excessive et surtout pas du type du galop des chiens britanniques...

On sait très bien, justement, que les tricheurs font de la retrempe avec des chiens britanniques pour donner de la rapidité à leurs chiens afin de gagner dans les concours.

C'est la raison pour laquelle, un chien trop rapide doit être considéré comme douteux et devrait être pénalisé.

Les prises d'émanation, leur remontées, le coulé et l'arrêt, sont caractéristiques chez le Griffon Korthals. Il y a là, quelques similitudes avec le Setter Anglais, c'est vrai.
Le griffon devrait avoir des attitudes félines, ce qui voudrait dire, que dès la prise d'émanation, la remontée au point et l'arrêt, il ait des postures fléchies.

Il faut noter que c'est surtout au moment du coulé et de l'arrêt que le griffon adopte cette position surbaissée, rasante.
Cela se voit de moins en moins, d'ailleurs.

Pourquoi ?

Moulay-Yacoub Oued el Bouzille. CASABLANCA.Mars 2009